Cas de rage du raton laveur

Premier cas de rage du raton laveur qui a été découvert le 15 mai 2026 sur le territoire de notre municipalité. 

 

 

  • Le 15 mai 2026, un raton laveur retrouvé sur le terrain d’un commerce a été signalé à Proanima, qui nous a transmis ce signalement, sachant qu’il était pertinent pour notre surveillance de la rage du raton laveur.  Nos techniciens l’ont récupéré le jour-même. Les résultats des tests effectués le 3 juin 2026 par le laboratoire Fédéral de l’Agence canadienne d’inspection des aliments indiquent que ce raton laveur était atteint de la rage du raton laveur. Depuis décembre 2024, et en date du 28 mai 2026, 159 cas de rage du raton laveur ont été découverts au Québec chez les animaux sauvages, dont 65 cas en 2026. Un foyer de rage sévit dans le secteur de St-Armand, et a notamment atteint Dunham, Bromont, Farnham, Rougemont, Saint-Mathias-sur-Richelieu, Saint-Jean-Baptiste, jusqu’à Mont-Saint-Hilaire. Ce foyer a récemment traversé le Richelieu pour atteindre Saint-Jean-sur-Richelieu, St-Cyprien-de-Napierville, Saint-Valentin, St-Blaise et maintenant St-Paul-de-l’île-aux-Noix. Un deuxième foyer, de moindre envergure, sévit dans le secteur de Stanstead, au sud de Sherbrooke, depuis août 2025.

 

 

 

Je profite de l’occasion pour vous partager quelques liens utiles afin que vous puissiez consulter l’information pertinente au sujet des opérations de surveillance et de contrôle de la rage du raton laveur qui touchent les régions de l’Estrie et de la Montérégie, au Québec. L’objectif est que vous ayez tout en mains pour bien informer les citoyens sur la situation de la rage et quoi faire pour s’en protéger. Je vous rappelle que ces opérations visent la protection de la santé humaine, puisque la rage est une maladie mortelle qui peut se transmettre d’un animal infecté à l’humain.

 

Voici les liens d’intérêt sur nos travaux de surveillance et de contrôle :

 

 

 

  • Page « Rage chez les animaux », où se trouve un tableau avec les cas de rage confirmés au Québec, pour tous les variants :
  • Rage chez les animaux | Gouvernement du Québec (le cas de St-Paul-de-l’île-aux-Noix sera ajouté d’ici la semaine prochaine). Je vous recommande fortement de visiter régulièrement cette page pour suivre l’évolution des cas dans votre secteur. Je ne vous recontacterai pas pour vous aviser des prochains cas sur votre territoire.

Suivre les communications du Ministère sur la rage du raton laveur

Je vous invite à suivre la page Facebook du Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (ou MELCCFP – Chasse et pêche). Une publication y sera faite d’ici la semaine prochaine afin d’informer la population du premier cas détecté sur le territoire de votre municipalité et d’appeler les citoyens à demeurer vigilant. Nous vous incitons à relayer cette publication pour informer la population.

Signalez les animaux suspects

Les citoyens sont invités à signaler les ratons laveurs, les mouffettes et les renards morts ou qui semblent désorientés, blessés, anormalement agressifs ou encore paralysés en remplissant le formulaire en ligne (en tout temps) ou en appelant au 1 877 346-6763 (du lundi au vendredi de 8h30-16h30). Ces signalements nous permettent de suivre l’évolution de la rage du raton laveur au Québec et d’adapter nos opérations de vaccination des animaux sauvages en conséquence.

En 2025, les signalements de citoyens nous ont permis de découvrir 72 des 93 cas de rage du raton laveur confirmés dans le sud du Québec.

Passez le mot aux employés de la municipalité si certains ramassent des carcasses en bord de route (ou encore avec une compagnie de récupération qui fait le travail pour vous – ex. : SPCA, Proanima. Ils peuvent nous les signaler!

Notez qu’il ne s’agit pas d’un service d’urgence. Ainsi pour toute situation représentant une menace immédiate à la sécurité des personnes, veuillez référer les citoyens aux services d’urgence au 911.

Protéger la santé humaine

Toutes les informations pertinentes se trouvent sur la page suivante : Rage chez l’humain | Gouvernement du Québec

La consigne de base est de ne pas approcher, nourrir ou toucher les animaux sauvages ou les animaux domestiques inconnus. La rage se transmet par un contact direct avec la salive d’un animal infecté.

En cas de morsure ou griffure d’un animal ou de contact avec la salive, il faut nettoyer la plaie (même si elle est en apparence mineure) avec de l’eau et du savon pendant 10 à 15 minutes, puis communiquer rapidement avec Info-Santé 811 afin d’obtenir le suivi médical adéquat. S’il s’agit d’un animal domestique, il faut noter les coordonnées de son propriétaire afin d’évaluer le risque que l’animal soit porteur de la rage.

Si vous avez des questions en lien avec la santé humaine ou besoin d’accompagnement à ce niveau, je vous invite à contacter Dre Alex-Ane Mathieu de la Direction de la santé publique de la Montérégie (en cc).

Faire vacciner les animaux domestiques

En ce qui a trait aux questions entourant les animaux domestiques (incluant les animaux d’élevage), les citoyens sont invités à contacter leur vétérinaire. Il est plus important que jamais de s’assurer que les chiens et les chats sont bien vaccinés contre la rage.

À date, certaines municipalités, avec l’aide de cliniques vétérinaires, ont organisé des cliniques de vaccination des chiens et chats à prix modique. Informez-vous au MAPAQ (1-844-ANIMAUX) en cas de besoin, ils ont un guide pour ce faire.

IMPORTANT : Ne pas déplacer les animaux sauvages

 

À noter qu’il est actuellement interdit de transporter (relocaliser, déplacer) un raton laveur, une moufette, un renard ou coyote vivant (ex. : dans une cage), sur le territoire de votre municipalité, tout comme dans plus de 175 municipalités de l’Estrie et de la Montérégie. Cette mesure vise à limiter les risques de déplacer la rage en transportant un animal infecté mais qui semble en santé. Cette interdiction s’applique aussi aux déplacements pour apporter un animal blessé ou orphelin à un refuge. Donc si un tel animal est capturé, il doit être relâché (il peut être sorti d’un bâtiment au besoin). Dans le cas d’un animal dérangeant, si toutes les mesures ont été prises pour éviter les dommages aux biens et à la propriété, il peut être abattu sans autorisation spécifique. Voici une fiche présentant une méthode d’euthanasie possible. Enfin, voici le lien pour consulter le communiqué émis le 3 juin à ce sujet et accéder à la liste des municipalités touchées